RECHERCHE Fondamentale - Immunologie

Analyse du rôle d'une population de cellules récemment identifiée dans le sang, particulièrement susceptible à l'infection par le VIH et dotée d'un fort potentiel de dissémination aux autres cellules de l'organisme.
Jeunes Chercheurs, Recherche Fondamentale

Financement

Porteur du projet : Nicolas RUFFIN (Post-doctorat)
Responsable Scientifique : Philippe BENAROCH

Laboratoire : Laboratoire d'Immunité et Cancer - INSERM U932 - Institut Curie
PARIS - Ile-de-France

Montant : 143 664 € - Durée : 24 mois

Résumé

Les cellules dendritiques sont présentes dans le sang et les tissus. Elles représentent des populations minoritaires mais cruciales pour notre système immunitaire de défense contre les pathogènes tels que le VIH, car elles sont les véritables sentinelles de notre organisme. Lorsqu’elles détectent un pathogène, les cellules dendritiques s’activent et sécrètent différentes molécules pour prévenir les autres cellules de la présence d’un danger. Ces cellules sont les seules à être capables de démarrer une réponse immunitaire anti-virale. Dans le cas du VIH, la situation est complexe puisque ces cellules dendritiques représentent aussi une cible pour le virus qui parvient à infecter certaines d’entre elles.

Nous avons récemment découvert l’existence d’une nouvelle population de cellules dendritiques aux caractéristiques très particulières. Même si elles sont peu nombreuses dans le sang, ces cellules précurseurs sont extrêmement susceptibles à l’infection par différents types de virus VIH. De plus, elles ont la capacité de transmettre le virus efficacement à d’autres cellules et donc potentiellement de participer à la dissémination de l’infection dans tout l’organisme.

Ce projet vise à établir et comprendre le rôle de cette nouvelle population de cellules dendritiques dans le contexte de l’infection par le VIH, à la fois du côté du virus, en termes de capacité de transmission et du côté de la mise en place la réponse immunitaire contre le virus. L’analyse du sang de différents types de patients infectés permettra d’estimer comment cette population de cellules se comportent au cours de l’infection, qu’elle soit traitée ou pas encore. Les résultats devraient permettre de préciser le rôle de cette nouvelle population au cours de l’infection par le VIH et les conséquences de l’infection sur le devenir de cette population

Année

2017